Bijoux
Choisir un bijou en pierre naturelle : le guide pour ne pas se tromper
Un collier en labradorite, une bague en pierre de lune, un bracelet d’aventurine : les bijoux en pierres naturelles ont la cote, des marchés de Noël de Montreux aux petites boutiques de créateurs de la Vieille Ville de Genève. Mais entre la pierre véritable, la pierre reconstituée et le verre teinté, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Voici ce qu’il faut savoir avant d’acheter.
Pierre naturelle, traitée ou synthétique ?
Une pierre naturelle est extraite telle quelle puis taillée et polie. Beaucoup de pierres sont pourtant traitées pour améliorer leur couleur ou leur clarté : la chauffe est courante pour la citrine ou l’aigue-marine, la teinture pour certaines agates très colorées. Ce n’est pas un défaut en soi, mais le vendeur doit l’indiquer.
Les pierres synthétiques ont la même composition chimique que la pierre naturelle, mais sont créées en laboratoire. Les imitations, enfin, n’ont que l’apparence : verre, résine ou « howlite » teintée vendue comme turquoise. Un prix très bas pour une pierre réputée rare est presque toujours un signal d’alarme.
Quelques questions simples à poser :
- La pierre est-elle naturelle, traitée ou synthétique ?
- Quelle est sa provenance ?
- Le métal de la monture est-il poinçonné ?
Le métal : argent 925, or ou plaqué
Pour un bijou porté tous les jours, la monture compte autant que la pierre. L’argent 925 (argent massif) est abordable et facile à entretenir, mais il noircit au contact de l’air et de la transpiration. L’or 18 carats (750 millièmes) est la référence en Suisse pour les bijoux durables. Le plaqué or ou le « gold filled » sont jolis pour un bijou fantaisie, mais la couche d’or finit par s’user, surtout sur une bague.
En Suisse, les ouvrages en métaux précieux sont soumis à la loi sur le contrôle des métaux précieux. Le titre est indiqué par un poinçon (par exemple 925 ou 750). Le Contrôle des métaux précieux explique quelles indications sont obligatoires.
Dureté : toutes les pierres ne se portent pas pareil
La dureté se mesure sur l’échelle de Mohs, de 1 (talc) à 10 (diamant). Elle indique la résistance aux rayures :
- Très résistantes (7 et plus) : quartz, améthyste, citrine, aigue-marine, grenat. Idéales pour une bague portée chaque jour.
- Moyennes (5 à 6,5) : labradorite, pierre de lune, opale, lapis-lazuli. Parfaites pour des pendentifs et des boucles d’oreilles, plus délicates en bague.
- Tendres (moins de 5) : malachite, rhodochrosite, fluorite. À réserver aux pendentifs et aux bijoux portés occasionnellement.
Couleur et style : accorder la pierre à la personne
Le choix de la pierre est d’abord une question de goût. Les tons froids, comme l’aigue-marine, la labradorite ou le lapis-lazuli, vont bien aux teints clairs et aux montures en argent. Les tons chauds, comme la cornaline, la citrine ou l’œil-de-tigre, se marient très bien avec l’or jaune. Le quartz rose et la pierre de lune sont des valeurs sûres pour un cadeau : doux, discrets et faciles à porter.
Pensez aussi à la forme. Une pierre ronde en cabochon donne un style bohème et naturel ; une pierre facettée attrape la lumière et fait plus habillé.
Acheter local en Suisse romande
Les créateurs et les petits ateliers romands proposent souvent des pièces uniques montées à la main. L’avantage : vous pouvez voir la pierre, poser vos questions et demander un ajustement de taille. Les marchés artisanaux de l’Avent, à Lausanne, Vevey ou Fribourg, sont de bonnes occasions de découvrir des créateurs.
Demandez toujours un justificatif ou un certificat pour une pierre de valeur, et conservez le ticket : il sera utile pour une réparation ou une assurance.
En résumé
Un bon bijou en pierre naturelle combine une pierre honnêtement décrite, un métal de qualité et une pierre adaptée à l’usage. Prenez le temps de comparer, et n’hésitez pas à choisir une pierre plus modeste mais bien montée plutôt qu’une « grande » pierre sur une monture fragile. Pour l’entretien, lisez notre article Entretenir ses bijoux.